L'édito du 15 novembre 2008
Le carcan du politique
dans notre quotidien
Au cours de la campagne des
municipales, avec tambour et trompette, il avait été présenté aux électeurs,
comme vital pour notre territoire, de réunir autour de la même
table des élus «décisionnaires» du même système politique pour
mieux faire avancer les seuls dossiers jugés éligibles. Avec pour
objectif de les voir alors se concrétiser, soit disant
plus rapidement.
Ainsi de la députation, en
passant par le Conseil Régional, le Conseil Général, la Communauté de
Communes, le Pays, notre municipalité et j’en oublie volontairement,
tous nos élus de premier plan émargent au même parti, celui
de la lutte des places.
Convaincus par cette présentation,
les électeurs ont donc naturellement porté au pouvoir ces élus
de la même appartenance politique à la direction de chaque strate «décisionnaire » dans
le Cubzaguais.
En théorie qu’en
est-il ? Jamais de surprise, l’action est commune, va
dans le même sens et a priori ce devrait être favorable à l’instruction
des dossiers entre chacune de ces différentes strates.
A l’usage que constatons-nous
? Une subordination s’est mise en place dans le Cubzaguais;
du député au Président de la CDC en passant par le Conseil Général,
pour arriver au maire, dernier exécutant : toute une
chaine de commandement rodée et bien huilée puisqu’en place depuis
30 ans ! Et que le premier magistrat de St André de
Cubzac, ultime maillon de cet enchainement, se retrouve otage
de ce système.
En effet, contrairement à toute
attente de ces concitoyens, ce n’est pas lui, représentant près
de la moitié de la population communautaire qui siège au plus haut
niveau de la Communauté de Communes du Cubzaguais. Il ne
peut donc décider de l’avenir de notre commune.
Prenons le seul exemple de la
compétence économique ; elle a été déléguée à la
CDC. Mais parce que le maire ne siège pas à son plus
haut niveau, il est dépossédé de notre part de décision, de contrôle
et de suivi et mis devant le fait accompli des projets dont la
commune doit supporter la contribution la plus grande. Le parc
du Cubzac et plus largement la ZAC d’Aquitaine en est l’exemple
parfait.
De ce fait, pour tout projet
d’avenir, il ressort que la maîtrise de notre destin échappe à notre
municipalité étouffée par les règles pernicieuses de ce vieux système
politique alors qu’elle pèse pour moitié dans l’intercommunalité.
Concitoyens, prenons bien
conscience de la nature des pesanteurs de ce système qui réduit
notre maire au seul rôle d’exécutant !
Arnaud BOBET