L'édito du 1er novembre 2008
Notre ville a-t-elle
peur de la Démocratie ?
Plus de 49 % de la population
ne croit plus à cette idée depuis les dernières élections.
A Saint André de Cubzac, pour qu’une idée soit bonne, il faut qu’elle soit
labellisée, qu’elle porte la mention majorité. Nous sommes, encore et toujours,
dans un schéma de pensée manichéiste. Les autres, c’est le mal. Il est difficile
pour nos élus « traditionalistes » de comprendre à quel niveau le débat se
situe et comme c’est si compliqué de faire simple nous retombons toujours dans
le travers habituel : l’idéologie partisane.
La fausse bonne idée par excellence pour gérer une commune, dernier bastion
démocratique possible.
L’équipe de Saint André Avance met même une opiniâtreté que l’on pourrait qualifier
de droite à défendre son territoire. Nous frôlons le colonialisme avec une
touche de paternalisme rassurant pour nous faire avaler la pilule.
Pourquoi 49 % des habitants de Saint-André de Cubzac n’ont pas d’idée ?
Pourquoi n’ont-ils pas de place dans la démocratie locale ?
Nous touchons là aux limites du fonctionnement démocratique d’un conseil municipal,
dernière chambre d’enregistrement d’une gestion passéiste digne de la pensée
unique. Mais soyons positifs et constructifs. En Cubzaguais, pour se faire
entendre, nul besoin d’une visite à la permanence tenue par le Maire, nul besoin
de descendre dans la rue ou de faire signer une pétition….il suffit de faire
l’un ou l’autre pour obtenir une réunion dite de quartier. Lors de cette réunion,
une comptabilité des cartes, pardon, des personnes présentes sera effectuée
et c’est à partir du nombre de partisans, pardon, de citoyens qu’une décision
sera peut être prise.
Vous l’aurez compris, je suis très embarrassé vis-à-vis des personnes qui n’ont
pas voté Maugein, pardon, Ricci et surtout pour leurs idées. Vous me direz,
il leur reste 5 ans pour mûrir…
En revanche, ceux qui voulaient que rien ne change peuvent être rassurés. Les
décisions sont entérinées par le conseil municipal et de la plus belle des
façons. Un exemple de discipline rare pour être souligné, les 22 élus de la
majorité votent ensemble ou comme un seul homme, c’est selon !!! Ce bloc de
pensée unique, sans personnalité, absent des débats fait preuve d’une belle
discipline mais met à mal nos espoirs de démocratie.
Il est temps de dire que la démocratie ne peut être cantonnée à un mode partisan.
Elle est porteuse d'un idéal, celui de l'individu - citoyen qui sait qu'il
n'y a de savoir-vivre collectif que dans la confrontation librement débattue
de convictions individuelles. Celui, également, de l’aptitude permanente à tirer
des leçons de l'histoire les éléments de construction d'un présent acceptable
et d'un futur qui conserve sa place au rêve…
Vincent Poux
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