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La der de Bobet
La dernière réunion publique, à la salle du Mascaret,
de la liste conduite par Arnaud Bobet, Demain Saint-André, a mis ses
«spécialistes» à contribution pour détailler
le programme électoral, et, selon leurs voeux, l'éventuel programme
de «gouvernement local» qu'ils mettraient en oeuvre s'ils arrivaient
aux affaires.
Place de choix. C'est ainsi que les problèmes liés aux ordures
ménagères, et à la fameuse TEOM (taxe d'enlèvement
des ordures ménagère), se sont taillés une place de choix.
Tout comme la problématique de la petite enfance et de la proposition
de la liste Demain Saint-André de mettre en ?uvre des microcrèches.
Ou encore l'information municipale de la population, dont Arnaud Bobet et
ses amis ont dénoncé le déficit, particulièrement
en matière de grands projets d'infrastructures et d'urbanisme.
Bref, les critiques sont tombées comme giboulées. Sur la TEOM,
par exemple, et la gestion du Smicval, question sur laquelle Xavier Brilland
s'est longuement exprimé en réponse à une interrogation
venue de la salle. «La dérive remonte à l'an 2000. Mais
on vient de voter le budget du Smicval. La législation impose un calcul
de la taxe pour qu'elle soit proportionnelle au service rendu. Ce n'est pas
le cas ici.»
Démission. Pour Arnaud Bobet, qui prenait ensuite la parole, «il
va falloir en cette matière parler un langage de vérité,
former les délégués, et travailler sur la masse salariale,
l'optimisation des circuits, les coûts des carburants et l'endettement
structurel qu'il faut casser. «Dans une pareille situation, lançait-il
enfin, au mieux on dit la vérité. Au pire on démissionne.»
Autre sujet ayant soulevé quelques polémiques, et suscité
diverses réactions, la création de microcrèches?
Là, c'est Olivier Charles qui s'est chargé de préciser
que «ces microstructures d'accueil de la petite enfance sont un nouvel
outil, fruit d'une expérience de trois ou quatre ans menée dans
d'autres départements. Ce sont des structures qui peuvent être
initiées et montées par une personne, une commune, une CdC ou
encore une entreprise». Et, précisait plus tard Arnaud Bobet:
«Je peux vous confirmer que nous n'avons rien négocié
avec la CAF puisque l'organisme ne financerait rien en terme de structures.
Mais nous avons parlé avec la CAF et avec la PMI (Protection maternelle
infantile), sans pour autant avoir l'ambition de supplanter la CdC dans cette
compétence [?]. Mais nous croyons que nos propositions sont des réponses
immédiates à des problèmes concrets et sont réalisables
immédiatement».
Non à Bois-Milon. Sur ces dossiers, l'équipe d'Arnaud Bobet
avait visiblement travaillé sa matière, et peaufiné son
argumentation. Et le débat s'est poursuivi sur les infrastructures,
à propos desquelles on a regretté un manque d'information. Sur
la ZAC (Zone d'aménagement concerté) de Bois-Milon, que l'on
a dénoncé comme trop importante («concentrer 750logements,
donc 2500personnes, l'équivalent de 20 à 25% de population supplémentaire
sur un territoire qui représente 1,4% de la surface communale, c'est
prendre un risque social, au niveau des services, au niveau de l'intégration»).
«Pour nous, Bois-Milon, en l'état, c'est non!», ont lancé
les intervenants.
Au terme de la réunion, Arnaud Bobet a réaffirmé «sa
fierté de la représentation et de la diversité de notre
liste. Et, a-t-il lancé, je n'ai pas de slogan, mais donnons un avenir
à notre ville. C'est déjà beaucoup».
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