Questions du Public :
Le SMICVAL et l’augmentation constante de la TEOM ?
Demain Saint André :
Xavier BRILLAND :
« Je ne reviendrais pas sur l’origine de la dérive
de la Taxe d’enlèvement des Ordures Ménagères
(TEOM) qui remonte à 2000, pour l’avoir déjà
exposée dans nos précédentes réunions.
En revanche, il faut savoir que le budget du SMICVAL a été
voté aujourd’hui. La législation impose un calcul
de la Taxe proportionnelle au service rendu, or ce n’est pas
le cas ici puisque notre TEOM résulte d’un coût
moyen par habitant obtenu par la division du Produit Appelé
par le SMICVAL (22M en 2007) par le nombre d’habitants (180
000). Le coefficient ainsi obtenu est ensuite appliqué :
en conséquence, les Cubzaguais pour qui le tri sélectif,
dont on nous promet qu’il va être mis en service, mais
qui ne l’est pas encore me semble-t-il, paient sur la même
base que les Libournais qui bénéficient de la collecte
du tri sélectif en porte à porte et de 6 ramassages
par semaine contre 2 ici. Pour illustrer mes propos, je prendrai
l’image de deux personnes achetant collectivement deux véhicules
: une grosse berline et une petite voiture de ville. Le coût
global de l’achat sera divisé par deux et chacun paiera
la même mensualité. Mais l’un roulera en berline
et l’autre avec la petite voiture de ville !
Ce calcul de la TEOM devrait être modifié en 2008,
mais cela reste à confirmer. Il devrait être lié
au nombre de ramassages. Néanmoins cela ne changera pas grand-chose
puisque l’appel à Produit augmentant d’environ
3,70% cette année, et non de 3% comme annoncé, la
tendance à la hausse va se confirmer.
Pour faire baisser la taxe aujourd’hui, il faut se fixer des
objectifs. Il faut savoir que ce sont des délégués
de la Communauté de Communes du Cubzaguais qui représentent
notre ville (Monsieur Ricci en était d’ailleurs). Certains
délégués, ceux de Bourg sur Gironde par exemple,
ont déjà voté contre le budget. Il faudrait
que l’ensemble des délégués vote ainsi,
pour pouvoir remettre les choses à plat. Mais on en est loin.
Concernant les objectifs de Demain Saint André face à
la problématique du SMICVAL, je passe la parole à
Arnaud. »
Arnaud BOBET : « Xavier n’a
pas la tâche facile, car pour obtenir les informations relatives
à la gestion du SMICVAL, il est nécessaire de recouper
plusieurs sources et de mener une collecte laborieuse de ces informations.
Il maîtrise ce dossier complexe bien difficile à exposer
en quelques minutes.
Pour schématiser, à l’origine de cette situation
: 2 syndicats déficitaires, dont on nous propose une fusion.
Le SMICVAL doit permettre de rationaliser les coûts, de faire
des réductions d’échelle, de mutualiser les
moyens.
L’ensemble des élus a alors approuvé la fusion
de ces deux syndicats.
Mais ce n’est pas en fusionnant que l’on efface la dette
: elle était déjà, cumulée, de 10M €
(7M € pour le SMICTOM du Libournais Fronsadais déjà
présidé par Monsieur Marroi – 3M € pour
celui de la Haute Gironde).
Moins de deux ans après, et j’insiste, la dette
a été multipliée par 3. Et dans un des scénarii
proposé par DEXIA (Banque des collectivités locales),
qui ne peut-être taxée d’être partisane,
il est fait état d’une dette de 60 M € en 2016.
Quoi qu’il arrive, vous allez continuer à payer ! Il
faut dire la vérité aux gens : on va payer cette dette
!
Pourquoi cette dette est-elle là ? Rien à voir avec
l’outil qui n’est pas incriminé. C’est
la gestion qui présente une dérive de coûts
structurels dont ils n’arrivent pas ou ils ne veulent pas
comprendre qu’il faut la casser.
Les ¾ des délégués qui sont au SMICVAL
ne comprennent rien. Et certes c’est très complexe
: il faut intégrer différente notions fiscales, différentes
notions techniques.
Comment voulez-vous que des délégués soient
force de proposition d’un système qu’ils ne comprennent
pas ?
Aujourd’hui on nous annonce une majoration de 3%. Ce dont
on peut se douter car si on s’en réfère aux
années précédentes, c’est que ce taux,
en période électorale, sort d’un « chapeau
», il n’a pas de cohérence. Qui nous dit qu’il
n’est pas compensé parce qu’on est allé
puiser dans d’autres caisses ?
On nous parle désormais d’un nouvel emprunt de 4,7
M € (budget d’orientation). Que doit-on en penser ?
Les alternatives ne sont pas nombreuses :
1-Dire la vérité, c’est
un devoir d’élu de prendre ses responsabilités
2-Informer et former les délégués
3-Appliquer les consignes de l’audit
diligenté par le SMICVAL lui- même (2007)
dont les préconisations restent
en attente
4-Diminuer la Masse Salariale en régie
par une baisse de fréquence des collectes
5-Optimiser les circuits des collectes par
zone
6-Diminuer les coûts de carburants
7- Diminuer les coûts par négociation
de contrats avec des sociétés privées
8-Casser l’endettement structurel
Ce qui est certain, c’est que
dans pareille situation, au mieux on dit la vérité,
au pire on démissionne. Vous allez continuer à payer
parce qu’il n’y a pas de solutions. Il faut arrêter
le train parce qu’on sait alors qu’il y aura une inertie.
Sinon ce qu’il va arriver, c’est que les élections
passées, vous n’en entendrez plus parler, mais que
votre TEOM appelée avec votre taxe foncière (répercutée
sur le loyer pour les locataires) continuera d’augmenter tous
les ans. Seulement nous ne voyons aucune tentative pour arrêter
le train !
Ce qu’il faut faire, et dans toutes les communes, c’est
changer les délégués, qui vont s’informer,
se former et dire la vérité. »
Vincent POUX : «
Je vais juste apporter une précision aux informations que
viennent de vous être communiquées, quand on nous annonce
une majoration de 3% pour 2008, cela n’est possible que parce
que la CDC du Cubzaguais a versé 142 000€ au SMICVAL.
142 00 € que la CDC n’a pas investi ailleurs pour vous.
A force de jouer avec les chiffres, on ne sait plus réellement
ce qui est vrai ou ne l’est pas.
L’important pour nous c’est de repositionner tout ça
au niveau de la transparence, d’améliorer la gestion,
et dans un second temps de redéployer le service donné
par le SMICVAL. Si le tri sélectif est fait on peut effectivement
tomber à un passage, harmoniser les tournées, utiliser
des moyens de collecte en Développement Durable. Cela permettrait
un lissage de la dette et donc de stabiliser la taxe sur plusieurs
années pour l’équivalent, à terme, d’une
baisse.
Améliorer la gestion, changer les modes de traitements des
déchets, et changer les modes de collecte, sont les trois
objectifs que nous poursuivrons. »
Arnaud BOBET : « Aujourd’hui dans le
calcul de la taxe, le SMICVAL fait abstraction du service rendu.
Il n’existe pas de comptabilité analytique qui permettrait
de déterminer le coût réel par zone (X 9). Comment
voulez- vous alors définir équitablement la TEOM ?
Il manque de sérieux et de responsabilité dans la
gestion actuelle du SMICVAL »
Vincent POUX : « Juste un détail :
le journal Horizons régions supplément du
journal Les Echos faisait état du fait que chacune des personnes
de st André avait un composteur et bénéficiait
déjà du tri sélectif... alors les
effets d’annonce c’est une chose, mais la mise en œuvre
de ces mesures permettrait d’assainir une partie des comptes
du SMICVAL. »
SMICVAL - CONCLUSION :
Demain Saint André dénonce :
• Une gestion
hasardeuse du SMICVAL qui condamne à une augmentation constante
de la TEOM
• Un manque
de transparence dans l’information faite aux usagers-contribuables
• Une in équité
dans le service rendu et le calcul de la TEOM entre les habitants
du Nord Gironde et ceux du
Libournais
Fronsadais
• Les contradictions
entre les préconisations d’un audit réalisé
à l’initiative du SMICVAL et l’organisation de
la
collecte,
du traitement et de la valorisation des déchets
• le manque
d’implication des délégués actuels du
Cubzaguais au sein du SMICVAL
• La dérive
du produit appelé par les CDC
• La dérive
de la dette du SMICVAL
• La dérive
de la TEOM à Saint André de Cubzac ( x 5 en moyenne
en 7 ans)
• L’effet
d’annonce d’une majoration de 3% pour 2008 en période
électorale
Demain Saint André propose
:
• Dire la
vérité, c’est un devoir d’élu
• Informer
et former les délégués et assurer la défense
des intérêts des cubzaguais au SMICVAL
• Appliquer
les consignes de l’audit diligenté par le SMICVAL lui-même
(2007)
• Diminuer
la Masse Salariale en régie par une baisse de fréquence
des collectes
• Optimiser
les circuits des collectes par zone
• Diminuer
les coûts de carburants
• Diminuer
les coûts par négociation de contrats avec des sociétés
privées
• Casser l’endettement
structurel
|
@ savoir :
• SMICVAL LIBOURNAIS/FRONSADAIS/HAUTE
GIRONDE : 180 000 habitants
• Législation : TEOM = Calcul de la taxe par
habitants proportionnelle au coût (transports, Service,
investissement)
• Calcul de la TEOM par le SMICVAL à ce jour
: hors législation
Produit
Appelé (Coût
Global de collecte et traitement)
Nombre d’habitants Territoire du SMICVAL
(180 000)
|
= coût
moyen/ hab = Coefficient |
Manque d’équité
dans le rapport TEOM/Service à la population
entre les habitants de la Haute Gironde et ceux du Libournais
• Création du SMICVAL
– Dette cumulée : 10 M €
• Dette du SMICVAL à ce jour : 30 M €
• Estimation de la Dette en 2016 par DEXIA (Banque des
Collectivités Locales) : 60 M €
+ d’infos
sur le site : www.33240.com
Demain Saint André vous informe sur
le Scandale du SMICVAL
« La preuve par trois. La taxe....par cinq ! »
|
Questions du Public :
Le projet de création de micro-crèches ?
Demain Saint André :
Vincent POUX : «
Je vous remercie de cette question. C’est un sujet qui vient
d’être remis au goût du jour...par d’autres,
ce n’est pas nous qui inondons les boîtes aux lettres
à l’heure actuelle d’un tract mensonger ou la
peur est distillée... Je passe la parole à Olivier
Charles qui est notre expert en la matière. »
Olivier CHARLES :
« Ces micro-structures d’accueil de la petite enfance
sont un nouvel outil, fruit d’une expérience de trois
ou quatre ans menée dans d’autres départements
qui a abouti à un Décret du code de Santé Publique
qui permet l’ouverture de petites crèches d’une
capacité d’accueil de 9 enfants maximum encadrés
par 2 assistantes maternelles agrées disposant de 5 ans d’expérience.
Ce sont des structures qui peuvent être initiées et
montées par une personne, une commune, une CDC, ou encore
une entreprise. Elles peuvent être implantées dans
un habitat existant, maison ou appartement, disposant d’une
surface adéquate, même en location. »
Vincent POUX : «Voilà
pour l’enveloppe, le contenant, mais ce qui nous intéresse
encore plus c’est le contenu, c'est-à-dire nos enfants.
Comment ça fonctionne ? »
Olivier CHARLES :
« C’est une structure qui emploie des assistantes maternelles
agréées à domicile, qui vont être employées
avec un contrat de droit commun et pouvoir exercer en complémentarité
chez elle et au sein de la micro-crèche. Donc pouvoir proposer
aux parents et aux enfants l’alternance de l’accueil
collectif favorisant la socialisation et d’un accueil plus
« familial » chez l’assistante maternelle. La
législation impose deux assistantes maternelles pour neuf
enfants. C’est un roulement de 3 à 4 assistantes maternelles
qui va permettre de faire fonctionner la structure. L’assistante
dispose d’une part de salaire fixe avec la micro-crèche
et cotise beaucoup mieux pour sa retraite. Son employeur peut être
la Mairie, une association, un groupement de communes, etc.. La
mairie nous semble être le plus approprié. L’intérêt
c’est que l’assistante maternelle en revient à
la technicité de son métier, et que la Mairie la soulage
de la gestion.
Les parents bénéficieront d’un taux horaires
un peu inférieur à une crèche classique.
Ces structures permettent de moduler l’accueil en fonction
des besoins réels (1/2 journées, deux jours par semaine,...)
et d’adopter des horaires particuliers pour les parents qui
ont des horaires atypiques. On élargie ainsi la plage horaire.
L’implantation de ces structures sera stratégique dans
un souci de proximité de service : près d’une
école, près d’un axe routier,...
Notre réseau de micro-crèches peut se constituer de
5 structures qu’il sera nécessaire d’implanter
de manière concertée. Il s’appuie sur une étude
de faisabilité. »
Vincent POUX : «
Une précision liée au code du travail pour lever certains doutes
sur la faisabilité réelle de ce type de structure : ce système est
un panachage entre l’activité des Assistantes maternelles pour une
personne physique (les parents) et une personne morale (la Mairie
ou une association). Dans les deux cas, l'article L. 773-1 et suivant
du code du travail prévoît pour l’assistante maternelle la possibilité
de cumuler deux emplois chez une personne morale et chez une personne
physique. Leur convention collective n’a pas de plafond en temps.
Cette idée de proximité rejoint notre idée de Maison de quartier
avec la création de Pôles de rencontres : des lieux multi-services
dans des espaces de proximité. »
Olivier CHARLES :
« Les dossiers sont montés plus particulièrement
avec la PMI (Protection Maternelle et Infantile- Conseil Général).
La CAF intervient dans le financement de l’accueil de l’enfant.
On dispose des mêmes agréments qu’une crèche
classique. La tranche d’âge des enfants accueillis s’étend
de 0 à 6 ans.
La location des bâtiments permet un démarrage rapide
du programme et minimise les risques financiers. L’achat ou
la construction sécurise les coûts. C’est donc
un programme qui pourra se réaliser en deux temps. »
Arnaud BOBET : «
Toujours cette recherche de proximité en apportant du service
et de la vie au plus près des citoyens. Ces micro-crèches
vont s’inscrire dans les Maisons de Quartier qui figurent
dans notre programme.
Je sais bien que c’est gênant d’apporter du neuf,
surtout pour ceux qui sont en place et qui ne le proposent pas,
qui essaient de dénigrer cette offre nouvelle. Nous ne sommes
pas là pour tout révolutionner, mais pour essayer
d’apporter des solutions aux cubzaguais. Elles sont nouvelles,
sur le plan réglementaire et législatif, mais par
ailleurs ont été expérimentées, en Mayenne
par exemple, une structure va également ouvrir en Gironde.
Je peux vous confirmer que nous n’avons effectivement rien
négocié avec la CAF, ce n’est un secret pour
personne, puisque la CAF en terme de structure ne financera rien.
Maintenant nous avons parler avec la CAF, beaucoup aussi avec la
PMI. Notre ambition n’est pas de supplanter la CDC dans sa
Compétence Petite Enfance, c’est d’apporter des
solutions supplémentaires aux parents et une faisabilité.
Les cubzaguaises et cubzaguais sont ravis d’apprendre qu’une
nouvelle crèche à l’horizon 2009-2010 verra
le jour à Peujard, elle est nécessaire, nous ne le
nions pas mais franchement est-ce que cela vous concerne : aller
à Peujard déposer votre enfant quand vous travaillez
à Bordeaux ! Demain Saint André veut apporter au lendemain
même des élections, des réponses immédiates
et faisables. Nous avons travaillé ce dossier... il ne relève
pas du miracle et je peux vous assurer que nous le conduirons, c’est
un de nos engagements. »
| @ savoir :
FAISABILITE :
• L’ouverture de
micro crèches d’une capacité d’accueil de 9 enfants maximum
encadrés
par 2 assistantes maternelles agrées disposant de 5 ans d’expérience
est
encadré par Décret du code de Santé Publique.
• Ces structures
sont réalisées (expériences dans d’autres Département)
avec
le Soutien de la PMI (Protection Maternelle et Infantile-
Conseil Général).
• La CAF intervient
dans le financement de l’accueil de l’enfant
• L''article L.
773-1 et suivant du code du travail prévoît pour
l’assistante maternelle
la possibilité
de cumuler deux emplois chez une personne morale
et chez
une personne physique.
• Coût de réalisation
inférieur de moitié à la réalisation d’une crèche
• Faisabilité immédiate
FONCTIONNEMENT :
:•
Pour les enfants de 0 à 6 ans.
• Structure
de 9 enfants Maximum
• Deux assistantes
maternelles agrées disposant de 5 ans d’expérience
par structure
• Service
de Proximité
• Plage horaire
amplifiée
• Cumul de
deux modes de garde complémentaire
(Assistante
Maternelle à Domicile et Micro-crèche)
• Taux horaires
inférieurs à une crèche Classique
|
Questions du Public :
L’information et les objectifs face aux grands projets : LGV,
Grand Contournement, Village des Marques, etc.. ?
Vincent POUX : « Nous pensons
que l’information en provenance de la Mairie est un énorme
défaut à Saint André de Cubzac. En conséquence,
l’un de nos engagements sera aussi de palier le déficit
d’information actuel en direction de la population : panneaux
d’affichage, transparence dans toutes les informations, accueil
des nouveaux arrivants et la vérité qui leur est due
relative aux grands projets. Voilà pour la communication.
Sur le problème du Grand Contournement, je suis Vice-Président
de l’Association A3C qui lutte contre le Grand Contournement,
à ce titre je peux vous dire que Saint André de Cubzac
n’avait pas eu droit aux réunions publiques d’information
sur le Grand Contournement. D’où la motivation de la
création de cette association : le déficit de communication
que nous avons de fait supplantée, même si aujourd’hui
quelques tracts reprennent à bons comptes tout le travail
mené par les associations. Nous avons su générer
des réunions. Au jour d’aujourd’hui l’état
a fait appel de la décision du Tribunal Administratif. La
cour d’appel n’a pas rendu son jugement. L’association
est donc prête à reprendre du service, suite au grenelle
de l’environnement qui autorise la réalisation de contournements
légers, car la réalisation de cette infrastructure
sur Saint André est toujours possible.
Pour faire une liaison avec la question sur le Village des Marques,
il ne s’agit pas d’utiliser le Grand Contournement comme
une possibilité pour le Village des Marques.
Nous sommes bien évidemment favorables au Village des Marques.
Pourquoi ? Parce que quand on a un déficit au niveau de l’emploi,
Il constitue une réponse. Ce que l’on regrette sur
ce projet, rappelons le, porté par la CDC comme bien d’autres
et non par la ville, c’est qu’une charte passé
avec un promoteur quelqu’il soit, ce n’est pas un engagement
contractuel pour faire travailler les cubzaguais. C’est en
ce sens que nous voulons travailler différemment. Nous aurions
dans ce cas précis demandé un pourcentage d’embauche
obligatoire sur le Cubzaguais. On aurait anticipé les besoins
de formation. On aurait monté des formations de vendeurs
trilingues dans le Cubzguais. Et cela avant que le Village des Marques
ouvre. On nous promet, et on l’espère une ouverture
l’année prochaine ; Si les 70 premières boutiques
ouvrent en 2009, quand on a besoin de deux ans pour former une personne
et que les formations ne sont toujours pas lancées au jour
d’aujourd’hui, vous comprenez le problème d’employabilité
des personnes du Cubzaguais. C’est simplement l’illustration
du déficit d’un travail en amont par rapport aux grands
projets. Nous nous engageons à anticiper dans tous les domaines
de compétences.
Le troisième point, auquel vous faites allusion, c’est
la LGV. C’est un projet qui est déjà dans les
faits. Maintenant on attend les travaux. Or, le problème
de la LGV c’est que le projet a été fait sur
une ligne à 300km/h. La LGV qui va passer à toute
les chances d’être une ligne à 350km/h.La LGV
qu’on nous a présenté est une LGV avec des trains
à 1 étage. A ce jour, 90% des trains fabriqués
par ALSTOM sont des trains à 2 étages. Ceci pour dire
que dans la prévision de la protection sonore par merlons
ou murs anti-bruit, qui n’est d’ailleurs pas demandés
par la CDC pour la partie ouest de Saint André, quand on
a fait cette prévision sur des trains à 300km/h et
à un seul étage, il nécessaire de renégocier
l’ensemble de ces prescriptions de sorte que les nuisances
soient amoindries pour tous les habitants. Par ailleurs, suite au
grenelle de l’environnement et aux mesures en faveur du ferroutage,
on a toutes les chances de voir la ligne LGV doublée pour
faire du ferroutage de marchandises. Ca peut se traduire par quelques
190 trains par jour et des nuisances nouvelles à prendre
en compte. Nous nous positionnons en terme de Développement
Durable et nous ne pouvons lutter contre ces infrastructures déjà
actées. En revanche il est indispensable de les accompagner
et défendre les citoyens.
Au-delà de la concertation qui nous semble nécessaire
et obligatoire, voilà les informations que l’on peut
vous donner sur ces trois sujets. Quant à notre point de
vue : limiter les nuisances sur des projets déjà engagés
; continuer à lutter contre le Grand Contournement sans avoir
besoin de faire pression sur un Conseil Municipal pour qu’il
se décide enfin à voter contre le Grand Contournement
; et concernant le Village des marques, accompagner, structurer
cet accompagnement de façon à ce que le bénéfice
direct soit en faveur des habitants de Saint André. »
Arnaud BOBET : « Je voudrais juste souligner
l’action menée par deux associations « L’Echo
de Seignan » concernant la LGV, et « l’A3C »
contre le Grand Contournement. On voit là l’émergence
de l’exaspération citoyenne, lorsque des projets d’envergure
viennent saccager son environnement propre. Ces deux exemples permettent
de mettre en exergue le manque de volonté d’information
et de communication de la part de la municipalité en place.
»
Pour le village des marques on nous a souvent annoncé, encore
la semaine passée, que les travaux démarraient...pour
l’instant on attend toujours. Nous ne développerons
pas sur des rumeurs, mais nous pouvons constater !
Il faut également comprendre qu’il y a une ZAC prévue
sur ce site, et que sa réalisation n’est pas soumise
à la réalisation du Village des Marques. Nous reprendrons
évidemment ce dossier de la ZAC, et sans attendre. Car il
n’y a rien de pire que d’attendre, surtout pour ceux
qui sont privés d’emplois.»
Questions du Public :
Que peut faire une municipalité pour empêcher le projet
de Bois Milon découvert par nombre de cubzaguais dans le
dernier journal COMMUNE ?
Vincent POUX : « Avant de passer
la parole à Céline, notre position concernant le projet
de Bois Milon est la suivante. Quand on se veut social il faut l’être
au-delà des mots, dans les actes. Or, concentrer 750 logements,
donc 2500 à 3000 personnes, l’équivalent de
20 à 25% de population supplémentaire, sur un territoire
qui représente 1,4% de la surface communale, c’est
prendre un risque social, c’est prendre un risque au niveau
des services, c’est prendre un risque au niveau de l’intégration.
Bois Milon, c’est prendre un risque pour Saint André,
et en l’état pour nous c’est non ! »
Céline MIECAZE : « La politique
d’urbanisation et Bois Milon restent souvent inconnus de la
population. Or, Bois Milon est le projet majeur d’urbanisation
de la municipalité en place. Bois Milon, c’est concentrer
ces nouveaux arrivants sur 30% des 24 hectares que constitue ce
projet (70% dédiés à des espaces verts et collectifs).
Il est par ailleurs prévu d’y réaliser un groupe
scolaire qui fait défaut déjà à ce jour
et donc qui ne permettra pas d’absorber convenablement cette
augmentation des effectifs. L’établissement d’accueil
de personnes handicapées et une maison de retraite à
Bois Milon posent également le problème de l’accessibilité
au centre-ville, très éloigné.
Ces quelques éléments ne représentent pas pour
nous un projet concertée et raisonnée, et va à
l’encontre d’une logique de Développement Durable.
Bois Milon en l’état, pour nous c’est non !
Nous avons une volonté de préserver le concept de
« Ville à la Campagne » et nous opposons au principe
de ville Banlieue. On peut déjà constater une dérive
de la maîtrise du développement urbain sur notre commune,
« une explosion urbaine ».
Le développement Durable, et notre position, c’est
aussi maîtriser le développement démographique.
23% d’habitants en plus, ce n’est pas maîtriser.
Le dernier point sur lequel nous insisterons, c’est la sauvegarde
de la diversité de nos espaces, urbains et ruraux. Là
on est en totale contradiction.
Nous sommes d’accord sur la procédure : une Zone d’Aménagement
Concertée qui permet à une collectivité de
maîtriser une espace et définir la vocation qu’elle
y souhaite. En revanche, les objectifs en terme d’accueil
d’habitants sont beaucoup trop conséquents.
Enfin une ZAC doit permettre de pouvoir lancer une concertation
massive auprès des habitants. Une seule réunion ne
me semble pas pouvoir s’appeler « concertation massive
».
Un projet sur Bois Milon : oui, mais plus raisonnable en terme d’accueil.
Limiter à la moitié du nombre d’habitants qui
nous est annoncé, nous paraît déjà très
ambitieux. »
Autres points évoqués d’après
les questions du public :
L’ouverture
de la place du Champ de Foire : à intégrer
dans une politique concertée de circulation
et de stationnement globale pour l’attractivité du
Centre-Ville
Exposé de Céline MIECAZE
+ d’infos sur le site : www.33240.com
Le handicap : conduire
une politique en application de la législation
et s’inscrire dans une volonté de rendre la ville accessible
à tous
Exposé de Maurice BECCARI
Présentation de l’opération « HandiCAPABLE
» et de la journée « Prenez mon Handicap »
Exposé de Arnaud BOBET et Vincent POUX
+ d’infos sur le site : www.33240.com
Les associations :
Créer un poste dédié à la vie Associative
– Soutien administratif et de communication – Sécuriser
et développer les équipements
– Diversifier, intensifier, accompagner l’offre associative
– Représentation active des associations au sein des
Maisons de Quartier
– Rééquilibrer les subventions municipales –
Fédérer les associations.
Exposé de Vincent POUX
+ d’infos sur le site : www.33240.com
La restauration Scolaire
: Création d’une cuisine centrale sur un 5ème
groupe scolaire (améliorer les coûts)
– Education nutritionnelle – Respect des normes sanitaires
– Création d’un service public de portage de
repas à domicile
Exposé de Stéphane MASSIAS
+ d’infos sur le site : www.33240.com
Des aires de Jeux
: Création de trois aires de jeux (double de Robillard) sécurisée
et disposant d’un revêtement souple : budget 45 000
€
- Revalorisation et sécurisation du site de Robillard
– Espaces de lien Social
+ d’infos sur le site : www.33240.com
Conclusion d’Arnaud BOBET :
« Je suis fier de la représentation
de la diversité de notre liste. Je n’ai pas de slogan,
mais « Donnons un avenir à notre ville » c’est
déjà beaucoup. C’est une ouverture, et bien
plus plus qu’une ouverture puisque notre programme s’appuie
sur des véritables points que nous mettrons en œuvre.
Vous l’avez compris nous sommes attachés à la
concertation, à la proximité, au Développement
Durable. Nous avons une ambition, celle du bon sens, c’est
celle que nous voulons vivre au quotidien avec vous. C’est
plus qu’une aventure, c’est un travail constant que
nous mènerons ensemble. »
Contact : ARNAUD BOBET 06 08 32 30 90
Les horaires de notre permanence 4 place
Charles de Gaulle
sont du lundi au vendredi :
De 18h à 20H
Le samedi :
De 10H à 12H (le verre de l'amitié est offert à partir de 11H30)
voir
plan en cliquant ici
|